Comment entendre la laïcité dans une société post-coloniale ?
Dans une communication présentée le 09 décembre 2013 et intitulée « Laïcité et fait tribal au Togo : Mythe et réalité », l’universitaire Guy Kokou Missodey propose une analyse historico-sémiotique de la laïcité à l’œuvre dans le champ scolaire. Nous en empruntons de larges extraits qui permettent de cerner le phénomène dans ses manifestations contemporaines
Selon ce chercheur, « L’une des particularités du Togo colonial est d’avoir connu trois administrations successives : allemande – 1884-1914 -, franco-anglaise – 1914-1919, et française – 1919-1960. Chacune des puissances tutélaires, dans sa politique d’exploitation du territoire colonial, a contribué à l’état de la laïcité et du fait tribal. (…) Compris comme un système qui exclut les Eglises de l’exercice du pouvoir politique ou administratif et notamment l’organisation de l’enseignement, le terme « Laïcité » est né en France au début de la Troisième République, pour exprimer le principe de la séparation des sociétés civile et religieuse. (…) En fait, l’idée laïque remonte à l’abolition de l’Etat confessionnel par la Révolution française, dans la ligne de l’anticléricalisme philosophique du XVIIIème siècle. (…)
« L’école ayant toujours été le terrain d’élection du combat anticlérical, laïcité et question scolaire ont fini par paraître synonymes : c’est peut –être là une vue trop étroite.
Mais, c’est au lendemain de la défaite de 1871, que se déclenche vraiment l’offensive laïque, qui prend la forme d’un réflexe de défense républicaine. Menée au départ par Gambetta et Jules Ferry, soutenue par la moyenne bourgeoisie voltairienne et positiviste, souvent inspirée par la Franc-Maçonnerie, la lutte est orchestrée par la Ligue de l’enseignement des droits de l’homme (1898). La laïcité est alors liée à une philosophie d’inspiration rationaliste, à une définition extensive du rôle de l’Etat en matière d’éducation et à la défense de l’unité nationale, compromise par la coexistence de deux systèmes d’éducation.
Au Togo, une convention est établie entre l’Etat et les établissements scolaires privés, donnant à l’Etat le contrôle de l’enseignement et du programme. (…) »
Dans une conclusion qui ne manque d’écorner la vision exclusive du phénomène laïque, l’universitaire togolais pose le constat suivant :
« Finalement, la problématique de la laïcité au Togo se résorbe dans le principe du syncrétisme religieux que favorise une propension à la spiritualité et qui détermine la quasi-totalité des sociétés postcoloniales, vivant dans une coexistence parfois conflictuelle, parfois harmonieuse, mais toujours nécessaire, entre le profane et le sacré, le religieux et le laïc. »
C’est donc dans cet environnement où cohabitent dans le calendrier de la république, les fêtes religieuses – chrétiennes et musulmanes, mais pas encore vaudoues – que l’école publique et privée non confessionnelle doit frayer son chemin vers une laïcité inclusive. Une laïcité qui apaise et rassemble toutes les filles et tous les fils de la nation, tous les talents et potentiels dont la république a décidé de faire acquisition.
SOUVENIRS

Vous avez le droit et même l’obligation morale de croire en vous et en vos rêves!
En tout cas, Foadey peut vous aider à y accéder, et c’est là toute la magie de cette école…
Atsou P. KOGBEDE

Je n’avais droit à aucun traitement de faveur.
Le fondateur n’avait de cesse de dire : “elle n’est pas bête Sandrine… Je veux qu’elle soit une étoile
Sandrine Mawubedjro ROWLAND

Et pour ma mère surtout, la solution était toute trouvée : Foadey !
Sonia doit aller « chez Foadey », là-bas, on va lui inculquer le goût de l’effort et du travail bien fait!

