Le financement des Ecoles Foadey s’inscrit dans la problématique, plus globale, de la mobilisation des ressources des écoles privées et laïques du Togo. L’une des grandes préoccupations de ces fabriques du Savoir est l’absence de toute subvention par l’Etat.
Ce défaut de soutien aux écoles, accentue les difficultés quant au maintien d’un niveau d’enseignement de qualité. Il est vrai que certains établissements sont en capacité de débusquer des ressources externes à travers différents organismes et mécanismes. Mais la plupart subissent la dure réalité du contexte national et finissent par fermer définitivement.
En effet, l’unique source de financement d’une école privée et laïque au Togo demeure les frais de scolarité. Il est donc difficile de faire fi de cette mécanique binaire implacable : la trésorerie est fonction du nombre d’élèves. Ni plus ni moins. Tout en dépend ; paiement régulier des salaires du personnel enseignant et administratif, versement des cotisations sociales, entretien des murs, financement du bail, soutenabilité des frais généraux et financiers, financement du matériel et des investissement d’avenir (mise à niveau des compétences, équipements technologiques, etc.).
Cet environnement peu favorable fragilise davantage le secteur dans la mesure où les écoles privées et laïques sont, depuis quelques années, fiscalisées. Certes, en raison des restrictions décidées par le gouvernement, suite à la pandémie de la Covid-19 ayant conduit à une fermeture temporaire des établissements scolaires, les écoles ont pu bénéficier de prêts bancaires garantis par l’Etat et d’un report de 3 à 6 mois de charges fiscales. Cependant, il ne s’agit-là que de mesures conjoncturelles. La solution devrait être structurelle.
En attendant, aux Ecoles Foadey, nous envisageons de nouvelles pistes et sources de financement qui soient éloignées du monde marchand, évitant à la fois que l’école ne soit l’otage du marché et qu’elle puisse échapper à toute forme de mendicité. Nous souhaiterions donc que ces nouveaux financements permettent à :
- Nos enseignants de transmettre les connaissances sans être corsetés par des contraintes financières générées par de fâcheux arriérés de paie ;
- Nos élèves de bénéficier de la meilleure éducation possible sans que celle-ci ne soit à tout moment sujette à des risques de fermeture d’école ou de manque d’enseignants ;
- Notre établissement d’être autonome du point de vue financier, et indépendante dans la liberté d’enseignement.
Ces choix restreignent, à n’en point douter, notre marge de manœuvre dans la quête et la mobilisation des ressources. C’est un fait indéniable. Mais la voie étroite choisie est celle qui garantit, par ailleurs, notre liberté d’enseigner. “Ab origine fidelis”
SOUVENIRS

Et pour ma mère surtout, la solution était toute trouvée : Foadey !
Sonia doit aller « chez Foadey », là-bas, on va lui inculquer le goût de l’effort et du travail bien fait!
Sonia DJABAKU

To current ISAF students, I suggest :
Dream big! Make a difference in your community no matter how small you think your impact is. You are powerful beyond your wildest dreams!
Karine Sokpoh Kouassi

”GAZAPAAA ! HOPLAAAA… !” Les initiés savent à quoi correspond ce cri de ralliement.
Mon passage au secondaire a été une étape significative dans ma vie.

